Robert BARRIOT
Peintre
Un des panneaux
au coeur de l'Eglise Ste-Odile
(Plus grands Emaux du monde)
Peintre Emailleur
FRANCE
Les premières expositions des oeuvres de Robert Barriot, dans la première moitié du siècle renvoyèrent les plus éminents critiques d?art à leurs encyclopédies. Les plus persévérants y trouvèrent la trace d?émaux sur cuivre repoussé dans l?art persan antique, en Chine, à l?époque de la dynastie Ming, et en France, jusqu?au 16ème siècle. Depuis, rien.
Pour retrouver les chemins qui ont amené cet enfant du Berry à faire renaître en plein 20ème siècle des techniques que l?on croyait définitivement disparues, il faut replonger dans son histoire.
Barriot ne maîtrise l?immense complexité de cette folle alchimie qu?à force d?essais et de patience. Mais la technique le passionne et le pousse toujours plus loin dans sa recherche. En effet, il se doit d?affiner toujours plus sa technique de repoussage du cuivre et notamment les inclinaisons des hachures au burin afin de diversifier les reflets donnés par l?oxydation du métal. Enfin, il opère les retouches de tons par une succession de cuissons dont la durée est jugée, à travers la vitre du four, par l?oeil du maître. Quelques secondes de trop pour n?importe laquelle des couches et l?oeuvre est irrémédiablement gâchée.
Cette technique, enfin maîtrisée, va permettre à Barriot de réaliser son oeuvre la plus monumentale. Le retable de l?église Ste Odile se compose de 7 panneaux représentant la vision d?apocalypse de St Jean : les vingt-quatre vieillards jouant de la harpe et buvant à la coupe sacrée. Les dimensions sont proprement incroyables : près d?un mètre de large sur 3,20 mètres de haut.







